« LES CABANES » OU « LES SAVOURNINS BAS » – ALIAS LE « VILLAGE DES BORIES » – À GORDES, EN VAUCLUSE

Christian Lassure

Projection faite au Musée des Arts et traditions populaires
aux cours de M. Jean Cuisenier et de M. Jean-Marie Pesez (1977-1978)

1re partie

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Les diapositives que vous allez voir proviennent d’une enquête ethnologique que j’ai effectuée en décembre 1976 et en juillet 1978 sur le site d’un ancien hameau de constructions en pierre sèche dépendant du village de Gordes dans le Vaucluse. Il s'agit du quartier appelé « Les Cabanes » par les gens du cru et porté comme étant  « le hameau de Savournins » sur le cadastre de 1809  et « Les Savournins » sur le cadastre de 1956. Il est affublé aujourd'hui de l'appellation « village des bories ».

 

1 - vue d’ensemble du site en été

© Michel Rouvière

Le « village des bories », au lieu dit Les Savournins Bas, est situé à 1,5 km à vol d’oiseau du village de Gordes, dans ce que les gens du pays appellent aujourd’hui « la garrigue » ou « la montagne ». Les bâtiments qui le composent se dressent sur un versant d’une attitude moyenne de 270-275 m, bordé à l’ouest par le ruisseau de la Sénancole et à l’est par le vallon de Gamache. Ce « village » tel qu’il apparaît aujourd’hui, est le résultat de dix années de travaux de déblaiement et de restauration menés par le propriétaire du terrain, M. Pierre Viala, avec l’aide de deux ouvriers-maçons. A présent, le site a été classé par les Monuments Historiques et est ouvert à la visite moyennant un droit d’entrée.

 

A – cadastre de 1956

© Christian Lassure

 

B - cadastre de 1809

© Christian Lassure

 

C - Extrait du plan de l'abbé Verney (1956)

 

D - plan du « village » avec ses « groupes »

Le « village des bories » comporte sept « groupes » de cabanes dont six répartis immédiatement au nord du chemin, et un seul immédiatement au sud de celui-ci. Le principe de ces « groupes » a été discerné par M. Viala. Par « groupe », il faut entendre une réunion de deux ou plusieurs bâtiments, maisons ou cabanes, soit adossés, soit se jouxtant, soit proches, et liés les uns aux autres aux niveaux de la parcelle d’inclusion, de la disposition, de la complémentarité fonctionnelle, etc. L'ordre de numérotation adopté ici est toutefois différent de celui de M. Viala. 

En pointillé, les constructions qui ne semblent pas figurer sur le cadastre de 1809 (sous toutes réserves).

 

E - plan du quartier sur le cadastre de 1809

© Christian Lassure

Si la représentation des bâtiments semble schématique (les parties constitutives des divers groupes n'étant pas figurées), toutefois le tracé extérieur par endroits témoigne apparemment de l'absence de certains éléments, ainsi la cabane isolée IIB, l'habitation du groupe III, la resserre du groupe VI et celle du groupe VII.

 

2 - mur protégeant le site sur sa face sud

© Christian Lassure

L’ouverture du site à la visite a nécessité l’édification d’un haut mur le protégeant des resquilleurs et des vandales. Ce mur, tout en pierre sèche, a été bâti selon la tradition locale, c’est-à-dire avec un chaperon de dallettes posées de chant qui bloque les dernières assises horizontales et en même temps rend difficile toute tentative de franchissement.

 

3 - voie de cheminement est-ouest traversant le site

© Christian Lassure

Le site est desservi par un chemin bordé de deux murets qui le traverse d’est en ouest pour se diriger vers le vallon de la Sénancole.

 

4 - muret bordant la voie de cheminement est-ouest

© Christian Lassure

 

5 - vue d’ensemble du site en hiver, avec en premier plan le muret du cheminement est-ouest

© Christian Lassure

A SUIVRE


© Christian Lassure

Le 14 janvier 2004

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