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Ceinte par un contremur
circulaire (largeur : 1 m 25, hauteur : 1 m) seulement interrompu
devant l’entrée, cette grande cabane, au corps cylindrique (hauteur extérieure :
env. 2 m 60) et au couvrement en cône surbaissé (hauteur hors tout : env.
3 m 80), accuse le passage du temps et des hommes : ses pierres, en
calcaire marneux, tendent à se déliter tandis que sa toiture se hérisse des
rares lauses qui n’ont pas été volées. Quelques sablières de rive, encore
en place, font saillie.
Une haute et large entrée
(largeur à l’embrasure extérieure : 1 m, à l’embrasure intérieure :
0 m 85) donne dans un habitacle circulaire de 4 m de diamètre, sur le pourtour
duquel court une banquette circulaire de grandes dalles jointives fichées dans
la paroi, dont une bonne partie brisées.
Trois ouvertures (regards,
ventilations ?), à l’embrasure intérieure en partie obstruée, percent
la paroi au fond et dans les côtés pour déboucher au ras du contremur.
La voûte est montée en
assises approximatives de pierres posées en boutisses, au parement régularisé
à coups de marteau.
Quelque farceur a voulu
voir, dans le sobriquet de cette bâtisse (« la cabane du juge ») et
dans ses 25 sièges, l’indice de son ancienne utilisation comme lieu de réunion
d’un juge et de ses justiciables. Las, la réalité est plus prosaïque :
le propriétaire en était un monsieur Gibily, juge de son état et habitant Les
Queyssiols.
En fait, la présence d’une banquette circulaire
n’a rien d’exceptionnel : d’autres cabanes présentent de tels
strapontins, généralement au nombre de deux douzaines, correspondant à 4 ou 5
familles rassemblées pour les grands travaux des champs (fenaisons, moissons,
vendanges).
Sources :
- Relevé de
l’édifice fait par François Poujardieu et transmis au CERAV;
- François Poujardieu, La place des cabanes en pierre sèche
dans l’écologie des coteaux de Belvès, Daglan et Saint-Pompon (Périgord),
dans L’architecture vernaculaire, suppl. No 3, 1983, pp. 115-122.
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