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L'ARCHITECTURE VERNACULAIRE
TOME 32-33 (2008-2009)
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Christian Lassure
LES CABANES DE
ROSEAUX DU LITTORAL DU GOLFE DU LION À TRAVERS LES CARTES
POSTALES ANCIENNES
Résumé
Les cartes postales
anciennes font surgir du passé un panorama inédit des cabanes en roseaux
qui, depuis les Bouches-du-Rhône jusqu'aux Pyrénées-Orientales, servaient
encore d'habitations temporaires aux pêcheurs languedociens et
roussillonnais dans les premières décennies du XXe siècle. Sur le plan
architectural, un type éclipse tous les autres par son côté spectaculaire :
la grande cabane bi-absidiale. Déjà bien attestée sur le littoral
roussillonnais et audois, elle l'est désormais aussi haut qu'à
Valras-Plage dans l'Hérault, ce qui indique que le type n'était pas uniquement
catalan. Moins spectaculaire, le type mono-absidial apparaît principalement
dans les cartes postales de Marignane dans les Bouches-du-Rhône mais l'on sait
qu'il a existé également sur la côte roussillonnaise. Un 3e type, celui de la
cabane de plan rectangulaire, est présent en plusieurs exemplaires sur le
littoral du Roussillon et en un seul exemplaire sur le littoral de l'Hérault.
Abstract
Vintage postcards
conjure up from the past a unique panorama of the
reed-thatched huts that were still used, from the Bouches-du-Rhône down to the
Pyrénées-Orientales shores, as temporary dwellings by Languedoc and Roussillon
fishermen in the first decades of the 20th century. Architecturally, a
spectacular type of hut overshadows all the others: the large bi-apsidal hut.
Besides being an already well-documented structure on the Roussillon and Aude
coast, it is now also attested as far up the coast as Valras-Plage in the
Hérault, which means the type was not just Catalan. A less spectacular type is
the mono-apsidal hut which is encountered mostly in postcards of Marignane in
the Bouches-du-Rhône. It also used to be found on the Roussillon coast. A third
type, a rectangular hut, is present in several parts of the Roussillon coast
while only one specimen is found on the Hérault coast.
Introduction
Dans la section V (« Cabanes et maisons de pêcheurs en
Camargue ») de notre étude intitulée « L'évolution de la cabane camarguaise
au XXe siècle d'après des cartes postales et photos anciennes »
(1), nous évoquions la présence ancienne de
cabanes végétales dans les zones palustres du littoral du Golfe du Lion,
depuis les Bouches-du-Rhône jusqu'aux Pyrénées-Orientales. Cette présence
a perduré jusque dans la première moitié du XXe siècle, voire au-delà,
ainsi que l'attestent les nombreuses publications ethnologiques et
articles de journaux qui leur ont été consacrées mais aussi quelques rares
cartes postales. Ces dernières concernent les départements des
Bouches-du-Rhône, de l'Hérault, de l'Aude et des Pyrénées-Orientales. Pour
le département du Gard, qui n'a qu'une petite façade maritime (avec
Aigues-Mortes), aucune carte n'a fait surface jusqu'ici. Cependant, on sait que des
cabanes ont existé autour d'Aigues-Mortes au XIXe siècle : sur une gravure de la Tour
de Constance dans « Voyages pittoresques et romantiques dans l'Ancienne France
(1833-1836) », on aperçoit les croupes de deux cabanes disposées côte
à côte.
Ces cabanes végétales, généralement groupées en hameaux, avaient attiré
l'attention de peintres paysagistes dans le courant de la deuxième moitié
du XIXe siècle. Ainsi, Gustave Courbet avait peint, en 1857, un tableau intitulé
« Souvenir des Cabanes », où figurent quelques cabanes de pêcheurs situées à
l'embouchure du Lez, près de Pérols, non loin de Palavas dans l'Hérault
(2).
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« Souvenir des cabanes », toile de Gustave Courbet peinte en
1857 et conservée au Philadelphia Museum of Art aux États-Unis. Loin d'être
attiré par le pittoresque du hameau de cabanes de pêcheurs, le peintre s'attache
à peindre la plage, la mer et le ciel. Quelques toitures de roseaux et un
bâtiment en dur se distinguent dans la partie droite du tableau (dans un
rectangle que nous avons éclairci pour l'occasion). |
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Agrandissement du rectangle.
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Avant lui, en 1847, un paysagiste lyonnais nommé Veyrat, avait
envoyé à l'exposition de la Société des amis des arts un tableau de cet hameau
dit « Les cabanes », toile qui avait suscité ce commentaire dans la presse : «
Les Cabanes, cette petite colonie habitée naguère par
quelques pêcheurs ignorés, où l'on ne trouvait ça et là que de frêles
chaumières protégées par un fossé verdâtre creusé dans le sable, est
menacée de perdre bientôt le caractère de son originalité native. Dotées
depuis peu d'un bureau de tabac, d'un agent de police et de tous les
grands bienfaits de la civilisation, les Cabanes vont devenir un vrai
village. Déjà le chaume disparaît pour faire place au moellon qui
s'aligne; le pêcheur fume le cigare de Tonneins et joue au billard. Il
gagne en bien-être ce qu'il perd en allures pittoresques. Hâtez-vous donc,
artistes qui aimez la nature telle que Dieu nous l'a donnée ! Hâtez-vous
d'écrire sur vos albums quelques pages de mœurs de cette petite peuplade !
Il y a encore de jolies marines à rapporter de cette excursion peu
lointaine. Encore un peu de temps, et vous n'aurez plus qu'une plage
maussade à étudier et une mer bleue sans premier plan» (3).
Décrit comme déjà en perdition en 1847, ce hameau semble
avoir cédé la place, quelque 26 ans plus tard, en 1863, à l'ébauche de la
station balnéaire de Palavas : « Il y a trente ans à peine, à quelques mètres
en avant du grau du Lez, isolées comme le vieil édifice de Maguelone, quelques
cabanes, que venaient visiter parfois des chasseurs-canotiers descendant la
rivière, se distinguaient disséminées sur l'emplacement de Palavas. Aujourd'hui,
cette commune, où le syndic de mer exerce par privilège son autorité, compte
près de six cents habitants, et, pendant la saison d'été, baigneurs et
baigneuses viennent s'y réunir par milliers, dans l'espoir de ranimer des forces
languissantes chez de frêles enfants » (4).
On a affirmé l'existence d'une filiation entre ces cabanes
des temps modernes et celles des habitats néolithiques (5).
Pourtant les jalons manquent entre les habitations d'il y a plusieurs
millénaires, révélées par la fouille, et les cabanes légères
pour les besoins de la pêche dont la construction est autorisée sur le terrain
maritime par l'ordonnance de Colbert en 1691 (6). De plus, les
cabanes modernes sont un habitat temporaire (qui vient en complément de la
maison au village) alors que les cabanes néolithiques devaient être un
habitat permanent. Et les outils des constructeurs à plusieurs milliers
d'années de distance ne font pas appel aux mêmes matériaux.
À notre connaissance, le plus ancien « jalon
» est une carte ancienne du sud-est de la Camargue de 1534, sur laquelle est
figuré, à l'embouchure du Rhône, un groupement de cabanes dont certaines sont
allongées et d'autres rondes, sous un toit de sagne pointu (7).
La construction de cabanes de sagne est donc établie dès le XVIe siècle,
même si l'un des types architecturaux présents à l'époque (la cabane ronde) ne
réapparaît plus par la suite.
À notre avis, c'est à l'autorisation administrative donnée par
Colbert en 1691 qu'il faut fixer le début de la période faste des cabanes
de roseaux en tant qu'habitations temporaires de pêcheurs sur le
littoral languedocien et roussillonnais. Si l'on manque de renseignements précis
sur l'importance du mouvement de construction au XVIIIe siècle – des cabanes sont
mentionnées à Aigues-Mortes sur un plan de 1753, il semble que le temps fort de leur
construction commence au tout début du XIXe siècle, sous le 1er Empire : à
Palavas (Hérault), il y a 7 ou 8 cabanes en 1808, elles sont au nombre de 12 sur
le cadastre en 1811; la même chose se constate pour Bages et Sigean (Aude)
(8). Si le XXe siècle a été incontestablement leur
âge d'or, le XXe siècle voit l'amorce de leur déclin après la Première Guerre mondiale. Les cabanes de pêcheurs
encore en roseaux disparaissent progressivement du littoral des Bouches-du-Rhône
et de celui de l'Hérault, puis à partir des années 1950 du littoral de l'Aude et
des Pyrénées-Orientales. Ironie du sort, c'est une décision administrative,
prise dans le cadre de l'aménagement touristique de la côte, qui portera un coup
fatal aux dernières paillottes roussillonnaises à avoir survécu, parmi les
baraques de cartons et de tôles, au Bourdigou, en 1977
(9).
(1) Christian Lassure, L'évolution
de la cabane camarguaise au XXe siècle d'après des cartes postales et photos
anciennes, site www.pierreseche.com, 8 juillet 2008 - 12 avril 2009, en part.
section V, Cabanes et maisons de pêcheurs en Camargue, 15 septembre 2008.
(2) Source de ces informations :
Laure Gigou, Bruyas et Courbet, site Internet personnel
(adresse : http://pagesperso-orange.fr/laure.gigou/_private/histmus/22_histoire_musees.htm).
(3) Cf Laure Gigou, op. cit.
(4) Cf Laure Gigou, op. cit.
(5) Cf. Christian Jacquelin et Agnès Rotschi, L'habitat en roseau
traditionnel - Les barraques de sanills des pêcheurs roussillonnais, Direction
régionale des affaires culturelles du Languedoc-Roussillon, consultable à l'adresse
http://languedoc-roussillon.culture.gouv.fr/fr/0index/01actu/dossier_ethnologie/cabanes/,
section « La protection des barracas »; citation :
« 1994 : Sur la base de l'étude de Robert Bataille-Barragué, L'habitat
en roseau traditionnel – Les barraques de sanills des pêcheurs roussillonnais,
[1992], initiée par la DRAC Languedoc-Roussillon dans le cadre d'un programme de
recherche interrégional sur le patrimoine maritime et lagunaire, deux baraques
sont proposées à l'inscription à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments
Historiques :
- La barraca de la famille André Canal, sur la commune du Barcarès, au lieu-dit
La Coudalière
- La barraca de la famille Cabrol, sur la commune de Salses
L'arrêté d'inscription repose sur la filiation attestée par la recherche
archéologique entre cet habitat en sagnes et l'habitat néolithique du littoral,
l'intérêt ethnologique de cet habitat lié à la pratique de la pêche en étang et
sur la fragile représentativité de cet habitat réduit aujourd'hui à quelques
rares exceptions ».
(6) Cf.
Christian Jacquelin et Agnès Rotschi, op. cit. Il faut voir dans cette
ordonnance de la fin du règne de Louis XIV l'origine des groupements de
paillottes le long du littoral de la Camargue, du Languedoc et du Roussillon.
(7) Source de cette information :
http://www.patrimoine.ville-arles.fr/arles.
(8) Cf. Christian Lhuisset,
L'architecture rurale en
Languedoc, en Roussillon, Les Provinciades, 1980, en part. p. 86.
(9) Cf. Maryse Lapergue, Au Bourdigou,
sur la côte du Roussillon, la dernière paillotte vient de mourir, Libération, 9 mai
1983. « En 1976, les Bourdigeros étaient bien ennuyés : après plus de dix ans de
pourparlers, les aménageurs de la côte les avaient convaincus de partir. Ils
occupaient le domaine public ».
Inventaire des cartes postales
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Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) |
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Carte du début du XXe siècle.
Légende : FOS-sur-MER - Cabanes de Pêcheurs, pointe de St-Gervais,
bord de mer.
Éditeur : illisible. |
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Dans cette carte postale de la première décennie du XXe
siècle, on retrouve l'anse de Saint-Gervais à Fos-sur-Mer, déjà
évoquée dans notre étude sur l'évolution de la cabane camarguaise
au XXe siècle. Le photographe a posé son appareil devant une structure
plutôt fruste, tenant à la fois de l'auvent et de la cabane végétale.
Edifiée dans la continuation du pignon d'une cabane en bois couverte
en tôle ondulée, cette structure au toit à double pente,
est fermée et couverte de claies de roseaux, à l'exception de la
moitié gauche de son pignon, occupée par une porte à claires-voies
articulée apparemment sur le poteau de faîte. La faible pente des
versants de toiture augure mal de l'étanchéité de l'installation. Le
couple abrité par ce modeste logis semble avoir été surpris dans ses
occupations par le photographe : on a comme l'impression que madame
compte sur une prochaine prise de monsieur, en tenue de pêcheur à la
ligne, pour préparer le repas... |
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Marignane (Bouches-du-Rhône) |
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Carte postale colorisée de la
première décennie du XXe siècle (cachet de la poste du 25-10-07).
Légende : 2348 - Marignane - Bord de l'Etang (La pointe du Vallat).
Éditeur : Phototypie E. Lacour Marseille. |
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Cette carte postale est la version
colorisée d'une carte déjà publiée dans notre étude
sur l'évolution de la cabane camarguaise au XXe siècle. Il s'agit du
lieudit La Pointe du Vallat à Marignane dans les Bouches-du-Rhône.
Nous ne nous y attarderons pas outre mesure sinon pour regarder de
plus près un agrandissement de la cabane sous les arbres à droite.
Il s'agit d'une grande cabane dont le pignon a pour particularité
d'être protégé sur un côté par une avancée semi-circulaire du
versant de toiture, dispositif jusqu'ici inédit. |
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Agrandissement de détail |
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Carte postale de la première décennie du XXe siècle.
Légende : 193. MARIGNANE - Pâturage sur les bords de l'Etang.
Éditeur : illisible. |
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On retrouve ici une autre carte postale des « bords
de l'étang » à Marignane, déjà publiée dans notre étude sur l'évolution
de la cabane camarguaise au XXe siècle, sauf que cette fois-ci une
inscription manuscrite en provençal, barrant le haut de la carte, vient
fournir des renseignements de choix sur la fonction de l'édifice de premier
plan et le nom de son propriétaire : en cas que achos pas lou quart
aouras toujours la jasso de Bittarrentis (au cas où tu n'aurais
pas le quart, tu auras toujours la jasse de Bittarentis). Pour qu'il
n'y ait pas de confusion, l'auteur du commentaire a écrit
Bittarentis en travers de la jasse en question. Le dos de la carte
n'apporte pas toutefois de renseignements supplémentaires sur cette
énigmatique mention. |
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Texte en français rédigé au
dos de la carte :
Toulon le 24 mai 1915
Bien chère Lucie
Contrairement à ce que
je croyais je n'ai
rien reçu aujourd'hui de ta part cela m'a un peu
contrarié car je voulais te faire une lettre et je me vois
obligé de te faire une carte au lieu d'une lettre.
Je dois te dire que hier prosper Canac est venu
me voir il est toujours en parfaite santé et ne pense pas
partir ou du moins avant qu'on l'opère mais il est
bien comme il est et il y restera le plus possible.
Je termine en te redisant à demain une lettre si j'en
reçois une – je suis toujours bien portant et content
aujourd'hui il fait très chaud, amitiés à vous deux R. A.
(l'orthographe d'origine a été conservée). |
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Carte postale du début
du XXe siècle.
Légende : MARIGNANE. - La Pointe du Ruisseau.
Éditeur : information non disponible. |
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Cette nouvelle carte postale de la Pointe du
Ruisseau à Marignane (ou Pointe du Vallat comme indiqué sur
une des cartes précédentes) laisse voir une petite cabane végétale dont les
deux versants de toiture descendent jusqu'au sol, le versant de
gauche s'avançant légèrement par rapport au pignon en guise de
protection contre le vent. L'entrée se découpe dans la moitié gauche
du pignon (poteau axial porteur oblige).
On devine une deuxième cabane plus à gauche, sous un
bosquet d'arbres et, pour finir, le haut d'une grande cabane
apparemment affaissée. La mauvaise qualité de la reproduction ne
permet pas d'en dire plus. |
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Carte postale du début du XXe
siècle.
Légende : 33 MARIGNANE - La pointe du Ruisseau.
Éditeur : information non disponible. |
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La scène se passe encore et toujours à Marignane, au
lieudit la Pointe du Ruisseau, au début du XXe siècle. On reste
songeur quant à ce qui a pu inspirer le photographe à prendre cette
vue d'un cabanon en dur, partiellement caché par des arbres
rachitiques et une hétéroclite barrière en bois dont la hauteur est
accentuée par le choix de la contre-plongée. De plus, la photo est
penchée. Quoi qu'il en soit, cette carte nous offre le spectacle,
sur la gauche du cabanon en dur, d'une petite cabane végétale dont la
toiture, très basse, s'avance légèrement par rapport au nu du
pignon. L'entrée se dessine dans la moitié gauche du pignon. |
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Carte postale des années 1950 (bords dentelés, non représentés ici)
(cachet de 1951 au dos).
Légende : MARIGNANE - ETANG DE BOLMON.
Éditeur : information non disponible. |
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L'étang de Bolmon est une lagune
méditerranéenne située dans la partie sud de l'étang de Berre (à
l'ouest de Marignane). Le photographe a mis les deux barques au
centre de son cadrage, ce faisant il a saisi la partie avant d'une
grande cabane aux gouttereaux en dur et à la toiture en bâtière
couverte de roseaux des marais.
Une souche de cheminée perce la
toiture au tiers de la longueur du faîtage, signe de l'utilisation
de l'édifice comme habitation. Derrière le rideau de tamaris, on
entrevoit les deux rampants de toiture en saillie par rapport au
pignon, un gouttereau blanchi à la chaux où s'ouvre une fenêtre. Le
bâtiment n'est pas sans évoquer les cabanes de gardian rencontrés un
peu plus à l'est, en Camargue, à la même époque, mais il est
difficile d'en dire davantage, la partie arrière de l'édifice
n'étant pas visible. |
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Carte postale des années
1930-1940 (bordure blanche).
Légende : Les environs de Marseille - L'étang de Bolmon - Les Cabanes.
Éditeur : Editions Gandini à Marseille. |
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Dans cette autre vue de l'étang de Bolmon, on
aperçoit, au centre de la carte, non pas une cabane mais une loge de roseaux en
forme de bâtière, qui semble portée par des potelets très bas. Elle est disposée
perpendiculairement au bras d'eau et son pignon et ses côtés sont ouverts :
s'agit-il d'un hangar à embarcation ? |
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Carte postale des années 1930-1940 (bordure blanche).
Légende : Les environs de Marseille - L'étang de Bolmon - Les Cabanes.
Éditeur : Editions Gandini à Marseille. |
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Toujours à l'étang de Bolmon, une loge de
roseaux qui semble posée au sol pour autant qu'on puisse en juger d'après le pan
visible. Ce pan de toiture est en mauvais état : les cannes horizontales qui
maintiennent les roseaux en place s'en détachent. |
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Camargue (Bouches-du-Rhône) |
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Carte postale du début du XXe siècle, ayant
voyagé en 1903.
Légende : I. En CAMARGUE. – Cabane de Gardien.
Editeur : B. F. CHALON-S-SAONE . |
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Nous n'avons pas trouvé, pour la Camargue,
provençale ou gardoise, de cartes postales de cabane de pêcheurs entièrement en
roseaux. La cabane de gardian y est omniprésente. Celle reproduite ci-dessus,
est presque entièrement végétale, à l'exception de la souche de cheminée, qui
semble être en tôle, et du faîtage, qui est protégé par une rangée de tuiles
creuses. L'édifice est présenté comme « Cabane de Gardien » (et non de
« Gardian », terme provençal aujourd'hui de rigueur) alors que l'on ne distingue
que deux chasseurs, dont l'un tient à la main le canon de son fusil posé par terre.
L'édifice est de plan et de forme classiques :
- un pignon droit, servant de façade, avec une entrée légèrement décalée sur la
gauche pour donner suffisamment de place à la cheminée plaquée contre la paroi
intérieure;
- des murs latéraux bas, dont celui qui est visible est taluté à la base par une
accumulation de sable;
- une bâtière pentue, recouverte d'une dizaine de rangées de manouns
ou javelles de sagne ou roseau des marais, avec une bande blanche d'enduit à la
chaux courant de part et d'autre du faîtage pour assurer l'étanchéité de cet
endroit sensible;
- à l'arrière, une abside surmontée d'une croupe, que l'on devine (plus que l'on
ne voit) à l'arbalétrier-chevron de croupe qui, dépassant la crête du toit, est
barré d'un bâton pour former une croix.
Sous la pointe du pignon,
on aperçoit le bout de la panne faîtière tandis que sous le rampant du versant
de gauche, saille le bout de la poutre sablière coiffant les piquets verticaux
du mur latéral.
Un banc rudimentaire, assemblé de quelques
planches, se dresse à gauche de l'entrée. À droite de celle-ci et à l'angle du
pignon, quelques bouts de bois plantés en terre ainsi que des roseaux forment
une sorte de petit réduit (niche ?). |
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Cabane de pêcheur au « Vieux-Rhône », à la Goule
Sainte-Anne (cliché Carle Naudot). |
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À défaut d'une carte postale de cabane de pêcheur, il existe
cette photo prise par l'ethnologue camarguais Carle Naudot : elle montre un
édifice déjà évolué puisque le pignon-façade, les murs latéraux et l'abside sont
maçonnés. Sur le plan architectural, cette cabane de pêcheur est conforme au
canon de la cabane de gardian classique.
L'entrée s'ouvre dans la moitié gauche de la façade, un
fenestron perce le mur gouttereau de droite, une chape d'enduit au mortier de
chaux recouvre le tiers supérieur de la toiture de sagne (plage renforcée par
une deuxième couche au niveau du faîtage). On ne distingue pas de souche de
cheminée toutefois (mais l'image est mauvaise) et la saillie du chevron axial de
croupe est coiffée d'une corne et non d'une croix. L'entrée est fermée par une
porte en bois pleine, insérée dans une feuillure.
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Agde (Hérault) |
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Carte postale des années 1900.
Légende :GRAU D'AGDE. – Devant la Douane.
Éditeur : M. Pons, Photo. |
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Dans cette carte postale des années 1900 (le cachet porte
la date du 30-5-05) intitulée « Devant la Douane », le bâtiment en dur ainsi désigné
n'apparaît qu'en deuxième arrière-plan, derrière des cabanes – faut-il dire
cahutes – en roseaux, de facture plutôt rudimentaire. La moitié gauche de
l'image est occupée par une cabane assez grossière, dotée d'une entrée en
gouttereau et surmontée d'une bâtière peu pentue. On dénombre trois niveaux de
cannes horizontales de fixation sur le versant de toiture visible et trois
autres niveaux sur le gouttereau. Un banc semble dressé contre celui-ci.
Derrière la clôture qui se déroule dans la moitié droite de l'image, on discerne
deux autres cahutes, celle de gauche toute petite, celle de droite plus
allongée. Comme nous sommes au lieudit Grau d'Agde, sur la commune d'Agde
dans l'Hérault, il se pourrait bien qu'il s'agisse de cabanes de pêcheurs. |
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Valras-Plage (Hérault) |
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Carte postale des années 1900 (a voyagé en 1912).
Légende : VALRAS-la-PLAGE - 17. - Cabanes de Pêcheurs.
Éditeur : Edit. A. Roque, Tabacs - Cliché Eychenne, Béziers. |
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Dans cette vue prise au début du XXe siècle à Valras-la-Plage
(aujourd'hui Valras-Plage) dans l'Hérault, ce qui retient l'attention c'est le
pignon d'une grande cabane en roseau, en partie dissimulé par un
auvent aux parois en canisses et à la toiture de roseaux en forme de
bâtière surbaissée. L'ensemble ne laisse pas l'impression d'un grande
habileté constructive ni d'un entretien régulier. |
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Carte postale de la première décennie du XXe siècle (cachet de la poste de 1905).
Légende : VALRAS-la-PLAGE, près Béziers - Cabanes de Pêcheurs.
Éditeur : M. P., phot. |
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Cette carte postale de la première
décennie du XXe siècle (l'exemplaire figuré a circulé en 1905)
conserve pour la postérité l'extraordinaire spectacle d'un hameau de
grandes cabanes de roseaux qui se dressait à Valras-la-Plage
(aujourd'hui Valras-Plage), vraisemblablement en bordure de l'Orb. Il s'agissait
de cabanes de pêcheurs et l'on peut penser que les femmes et les
enfants venus poser au bord de l'eau sont les épouses et la
progéniture.
S'arrondissant en abside et croupe à
chaque bout et portés par deux poteaux de fond soutenant une panne
faîtière, ces grands vaisseaux de roseaux suivent tous la même
orientation. Une haie de canisses sépare leur emplacement de la
parcelle où se dresse une maisonnette en dur. La troisième cabane à
partir de la droite montre une souche de cheminée en dur qui jaillit
du versant de toiture à mi-hauteur. L'ensemble n'est pas sans
évoquer les quartiers de cabanes de pêcheurs qui existaient, plus au
sud, dans les départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales. |
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Carte postale des années 1950 (bords dentelés).
Légende : VALRAS PLAGE (Hérault).
6 - « CANOTTE » ancienne maison de pêcheurs.
Éditeur : Sté des Cartes Postales APA – POUX - Albi – Véritable Photo au Bromure. |
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Dans les années 1950, soit un demi-siècle après les deux
cartes précédentes, il existait encore, à Valras-Plage, au lieudit La
Canotte (10), une cabane de pêcheurs en
roseaux, si l'on en croit cette carte postale aux bords dentelés
caractéristiques de cette décennie.
Cependant, il faut bien constater
que cet édifice tardif n'a plus grand chose à voir avec les grandes
nefs bi-absidiales groupées en hameau. Il est de petite taille, il a
ses pignons rectilignes, une toiture moins pentue, une couverture
formée de rangées successives de roseaux disposées à large
recouvrement (à la manière des chaumières camarguaises), d'où sont
absentes les grandes cannes horizontales maintenant le roseau en
place.
Le pignon arrière, lambrissé de rangées de roseaux,
est percé d'une petite baie axiale. Le pignon avant, non visible, est
manifestement le pignon-façade, précédé qu'il est d'un long auvent
couvert de roseaux. Le gouttereau visible est percé d'un
fenestron central.
L'auvent, formé d'une bâtière surbaissée reposant sur
des poteaux, est partiellement ouvert sur les côtés. Au faîtage,
les roseaux du versant opposé dépassent au-dessus du versant visible
alors qu'au faîte de la cabane ils sont coupés.
(10) Du mot occitan canòta
désignant une étendue de roseaux des étangs, une terre roselière. |
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Sérignan (Hérault) |
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Carte postale de la première décennie du XXe siècle.
Légende : Sérignan la Plage. – Le Village nègre.
Éditeur : Cliché Elie Boyer. Edition E.D.B. No 33. |
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Nous ignorons ce qui est derrière
l'appellation « Le Village nègre » mais nous savons ce qui est
intéressant dans cette carte postale des années 1900 : la cabane en
roseaux plantée derrière une grande bâtisse en dur. Avec sa forme
élancée, ses deux poteaux de fond dépassant à l'apex, cette cabane
fait penser aux grandes nefs bi-absidiales de Valras-Plage. Elle s'en
éloigne cependant par l'absence d'abside à ses extrémités :
celles-ci sont rectilignes, le plan est donc rectangulaire. Comme
l'on ne voit pas de baie dans le pignon visible, on n'a guère de mal
à imaginer que l'entrée se trouve dans l'autre pignon ou dans le
gouttereau non visible. |
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Carte postale de la première décennie du XXe siècle.
Légende : Sérignan la Plage. – Rue de Rivoli.
Éditeur : Cliché Elie Boyer. Edition E.D.B. No 33. |
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Cette deuxième carte postale de
« Sérignan la Plage » dans la première décennie du XXe
siècle, nous fait découvrir, à l'instar de la première, une cabane
végétale, mais celle-ci est de petite taille et de construction
fruste. Elle est de plan vraisemblablement rectangulaire, avec un
pignon-façade et un pignon-arrière (il n'y a pas d'arrondi
correspondant à une abside). L'entrée, ménagée dans la partie
gauche, est cachée derrière une porte en bois de récupération. Un
détail surprend : la pointe du pignon-façade se prolonge par un
tortillon de roseaux formant comme un épi de faîtage. |
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Sigean (Aude) |
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Carte postale des années 1950 (bords chantournés).
Légende : Sigean - Cabanes de pêcheurs.
Éditeur : MORINA. |
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Cette cabane bi-absidiale de Sigean
dans l'Aude, fait penser irrésistiblement aux paillottes des bords
de l'Orb à Valras-Plage mais elle n'est pas de la même époque : les
années 1950 ici (bords dentelés), les années 1900 là-bas.
La paillotte a son entrée en
gouttereau. Il fait noir à l'intérieur, faute d'autres ouvertures.
Une paillotte plus petite et plus basse, de plan rectangulaire, est
accolée contre l'abside de droite. Cet édicule, couvert d'une
bâtière surbaissée, n'est pas étanche comme l'indique la présence
d'une sorte de bâche lestée de cailloux. L'entrée est dans le
gouttereau visible, elle est fermée par une porte en bois bancale.
Une autre cabane bi-absidiale, de
même nature que la première, est visible dans la partie gauche de
l'image. Il semblerait que les occupants des paillottes bénéficient
de l'électricité (poteau électrique). |
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Saint-Cyprien Plage (Pyrénées-Orientales) |
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Carte postale colorisée
des années 1960-1970 (cachet de 1964 sur un exemplaire, cachet du 9-8-1980
sur la présente).
Légende : 710 - COTE MEDITERRANEENNE.
Cabane de pêcheurs.
près d'un étang.
Éditeur : EDITIONS D'ART SAINT-SIMON Larrey 64, chemin de Tucau
31300 TOULOUSE. |
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L'étang visible sur cette carte postale colorisée des années
1960-1970 n'est pas précisé. On note en tout cas une forte ressemblance avec la
cabane précédente de Sigean dans l'Aude mais aussi avec celles du Barcarès dans
les Pyrénées-Orientales infra. D'autres éditions de la carte sont toutefois plus
précises : le lieu serait Saint-Cyprien Plage dans les Pyrénées-Orientales.
L'étang est donc vraisemblablement l'étang de Canet et de Nazaire (la légende
sur une autre édition donne : « SAINT-CYPRIEN-PLAGE (P.O.) / 610 - Les étangs,
cabanes de pêcheurs »)
On remarque que la paillotte exhibe
quelques signes de modernité : elle est dotée d'une porte en bois
peinte en blanc, fermée hermétiquement; son faîtage est rectiligne
et non concave (affaissé) au contraire de la cabane précédente; et un
tuyau en tôle sort du faîtage, signe de la présence d'un poêle.
En avant de l'entrée et de part et
d'autre de celle-ci, se dressent deux murs végétaux formés de
potelets verticaux et d'entretoises horizontales avec un remplissage
de roseaux. S'agit-il de coupe-vent ?
Cette cabane, et celle dont on aperçoit un pan sur
la droite, étaient manifestement encore en activité à l'époque.
Si l'on retire la colorisation ajoutée à la carte, on retrouve le cliché noir et
blanc originel. |
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La même, décolorisée par Photoshop. |
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Carte postale colorisée des années 1950-1960.
Légende : 1507 - ST-CYPRIEN-PLAGE
Cabane de pêcheur.
Éditeur : (2) Real-Photo - Cie des Arts Photomécaniques
44, Rue Letellier - PARIS (15e) |
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Saint-Cyprien-Plage est le lieu indiqué pour cette cabane
bi-absidiale qui ne semble pas de toute première fraîcheur. On note que les
lignes de cannes horizontales qui enserrent la paillotte sur toute sa hauteur
sont peu nombreuses (cinq en tout). La carte postale datant des années 1950-1960
(bords dentelés), on peut en déduire sans risque que la bâtisse est antérieure
au milieu du XXe siècle. La suppression des couleurs rajoutées restitue le
chiché noir et blanc originel. |
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La même, décolorisée par Photoshop. |
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Le Barcarès (Pyrénées-Orientales) |
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Carte postale des années 1900.
Légende : LE ROUSSILLON.
430. - LE BARCARÈS (PYR.-OR.) - CABANES DE PÊCHEURS.
Éditeur : Phototypie Labouche Frères, Toulouse |
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Avec cette carte postale des années
1900, on passe au
Barcarès, localité située sur la côte au sud de l'étang de
Salses-Leucate. Le photographe a jeté son dévolu sur trois cabanes
de roseaux bi-absidiales, disposées à intervalles plus ou moins
réguliers et parallèles entre elles. La désignation de ces édifices
est catalane, il s'agit de barraques (sing. barraca) de
senills (« baraques de roseaux ») (11).
On constate que celle du milieu a sa
toiture plus pentue que celle des deux autres et que le nombre de
cannes horizontales la ceinturant est plus grand : de la base au
faîtage, il n'y a pas moins de 9 ceintures de cannes maintenant les
roseaux en place. La cabane au premier plan à gauche, moins élevée,
ne compte que quatre niveaux de cannes horizontales.
(11) Cf. Christian
Jacquelin et Agnès Rotschi, op. cit. |
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Carte postale des alentours de 1925.
Légende : La Côte Vermeille
LE BARCARÈS – La Pinède (les Pins) et Chemin de l'Etang.
Éditeur : information non disponible. |
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Toujours le Barcarès, mais vers
1925. La scène est intéressante à plusieurs titres :
- la barraca n'est pas en forme de
carène renversée comme les précédentes, elle a deux pignons
rectilignes, sinon légèrement bombés, donc un plan rectangulaire et
non bi-absidial;
- un enclos rectangulaire (ou encanyssat), fait d'une
armature de bois et de canisses (ou cannes de Provence), vient
d'être aménagé contre le gouttereau-façade; deux gros potelets en
encadrent l'entrée axiale;
- le propriétaire, qui pose avec sa pelle pour la postérité, était
en train de faire une levée de sable pour épauler les parois de
l'enclos.
D'après le cadrage, on pourrait
croire que la cabane est isolée, il n'en est rien comme le montre la
carte postale qui suit. |
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Carte postale des années 1920 (existe aussi en
version colorisée).
Légende : La Côte Vermeille - Le BARCARÈS – Cabanes de pêcheurs.
Éditeur : Edit. J. Navarro. |
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La cabane de la carte précédente est
ici replacée dans son cadre, celui d'un groupement de cabanes de
pêcheurs dont elle est séparée par un chemin de sable qui zigzague.
On retrouve les deux personnages masculins, augmentés d'une personne
de l'autre sexe (couple et enfant ?). Selon l'ethnologue Robert
Bataille, il s'agit du «quartier du Maroc » au nord du
village de Barcarès (12).
Les autres cabanes semblent être
principalement du type bi-absidial.
(12) Ce quartier de « barraques »
(en catalan) devait être incendié par l'occupant allemand en 1942. Cf.
Christian Jacquelin et Agnès Rotschi, op. cit. |
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Port Barcarès (Pyrénées-Orientales) |
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Carte postale en couleurs ayant voyagé en 2008.
Légende : Maison de Pécheurs (sic)
66240 PORT BARCARES
Éditeur : GAB éditeur - BP 20 - 66240 LE BARCARES - Photo : Vue du vent |
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Étant donné la date tardive de cette
carte postale en couleurs (années 2000), il est vraisemblable
que la cabane qui y figure est une reconstitution muséographique.
Le bâtiment est tout à fait
classique (carène renversée) mais il est cerclé non pas de cannes
mais de cordes (9 niveaux, de la base au sommet). L'entrée s'ouvre à
la moité du gouttereau. Deux forts potelets faisant toute la hauteur
du corps de base, encadrent une porte en bois. Pour que les
visiteurs sachent bien qu'il s'agit d'une reconstitution de cabanes
de pêcheurs, on a mis sur cales une vieille barque qui attend
apparemment qu'on lui retrouve un mât et une voile. |
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Canet-Plage (Pyrénées-Orientales) |
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Carte postale du début du XXe siècle.
Légende : CANET-PLAGE – La pêche à la traîne.
Éditeur: EDIT. NAVARRO. |
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La scène se déroule au Canet-Plage,
avant l'irruption du tourisme de masse. Le photographe a fixé pour
la postérité une pratique disparue, celle de la pêche à la traîne
sur le littoral catalan
(13). Les pêcheurs se sont figés, le temps pour
notre visiteur de mettre dans la boîte le spectacle de leur longue
cohorte. Mais ce qui retient surtout l'attention dans le cadre
de la présente étude, c'est la baraque en forme de carène renversée
dont la silhouette se dessine à l'arrière-plan, à l'orée du sable.
(13) Cette
forme de pêche, où la sortie du filet
se faisait au soleil levant, se pratiquait, d'après les cartes postales qui en
donnent des vues, non seulement sur la côte des Pyrénées-Orientales
(Argelès-sur-Mer, Le Canet-Plage, Saint-Cyprien,) mais aussi sur celles de l'Aude
(La Franqui, Port-La Nouvelle, Sérignan) et de l'Hérault (Farinette-Plage, La
Redoute-Plage, Le Grau d'Agde, Valras-Plage ). |
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Carte postale en couleurs (a circulé en 1986).
Légende : CANET ST NAZAIRE EN ROUSSILLON (66).
Le Canigou (alt. 2785 m), vue des cabanes de pêcheurs, la plage, la
ville.
Éditeur : Editions d'Art LARREY - 64, chemin du Tucaut 31100 TOULOUSE.
Bureaux et ateliers 61.07.51.51 - Dépôt (août) 68.48.30.42. |
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Curieuse juxtaposition, dans cette
carte des années 1980, que ces baraques de roseaux en
piteux état et ces vues d'une station balnéaire moderne.
L'ancien monde des baraquiers (les habitants des baraques) a tiré sa
révérence.
La grande cabane de plan
rectangulaire sur la gauche a encore de beaux restes. Sa longueur
est impressionnante et l'on imagine la présence d'au moins quatre
poteaux montant de fond pour soutenir les pannes faîtières entre les
deux pignons rectilignes. |
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Saint-Hippolyte (Pyrénées-Orientales) |
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Carte postale des années 1950 (bords dentelés).
Légende : Habitation de pêcheurs.
Éditeur : Pagès |
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Ce que ne dit pas la légende de
cette carte postale des années 1950 (bords dentelés), c'est que
l'habitation de pêcheurs représentée se trouvait en bordure de
l'étang de Salses-Leucate, au lieudit Font del Port sur la commune
de Saint-Hippolyte dans les Pyrénées-Orientales (14).
Au premier plan, est creusé une sorte de bief –
agulla en catalan (15) – où sont
amarrées les embarcations du pêcheur. La barraca, qui est du type
rectangulaire, frappe par sa faible longueur. L'entrée, au lieu
d'être à la moitié du gouttereau comme c'est le cas habituellement,
est à un bout de celui-ci.
(14) Indication trouvée dans
Christian Jacquelin et Agnès Rotschi, op. cit.
(15) Petit port artificiel
permettant de laisser les embarcations à flot, amarrées à l'estacade de
l'abri. Définition trouvée dans Christian Jacquelin et Agnès Rotschi,
op. cit. |
Conclusion
À travers les
cartes postales anciennes ou plus récentes que nous avons pu réunir, il se
dégage un panorama inédit des habitations temporaires en roseaux qui servaient
autrefois aux pêcheurs languedociens et roussillonnais et dont les exemplaires
s'égrenaient des Bouches-du-Rhône aux Pyrénées-Orientales. Les localités
concernées sont Fos-sur-Mer, Marignane (pour les Bouches-du-Rhône), Le Grau
d'Agde, Valras-Plage, Sérignan-Plage (pour l'Hérault), Sigean (pour l'Aude),
Saint-Cyprien Plage, Le Barcarès, Port Barcarès, Le Canet-Plage et Saint-Hippolyte (pour les
Pyrénées-Orientales) (16). Ces cabanes peuvent être
isolées ou groupées, coexister avec des cabanons en bois ou en maçonnerie. On peut
imaginer que dans certains cas elles ont pu être remplacées par ces derniers,
progrès oblige.
Sur le plan architectural, un type éclipse tous les autres par son côté
spectaculaire : la grande cabane bi-absidiale, en forme de carène renversée. On
la savait bien attestée sur le littoral roussillonnais et audois, elle l'est
désormais aussi haut qu'à Valras-Plage dans l'Hérault, ce qui indique que le
type n'était pas uniquement catalan.
Dans son livre « L'architecture rurale en Languedoc, en Roussillon », paru en
1980, Christian Lhuisset décrivait ainsi ce type, qu'il désigne sous
l'appellation de « cabane des étangs » (par rapport au type rectangulaire, où il
voit « la cabane du rivage marin ») :
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« La cabane des étangs
La cabane (...) oppose ses formes arrondies aux vents dominants, la tramontane,
soufflant du nord-ouest et du nord. La cabane est orientée par conséquent
Nord-ouest, Sud-est.
Ces constructions ont une longueur variant entre 8 et 10 mètres, une largeur
entre 4 et 5 mètres et une hauteur sous le faîtage de 4 mètres environ.
Les extrémités ont une forme arrondie, la hauteur
des parois extérieures atteint 2 mètres et l'unique percement de la porte
d'entrée est large de 1 mètre à 1,50 mètre. La porte s'ouvre à l'ouest.
À l'intérieur, on trouve généralement trois pièces cloisonnées au moyen de
claies en roseaux des sables : les cannes. De chaque côté d'une pièce
centrale, servant de pièce de séjour et de cuisine, à l'aplomb des poteaux
soutenant le faîte du toit, des cloisons délimitent dans les absides : du
côté est, le plus abrité du vent, une chambre sommairement aménagée. La
vie se passe le plus clair du temps à l'extérieur où l'on prépare les
repas à l'abri d'une claie brise-vent fixée du côté nord à hauteur de la
porte. (...) Dans la pièce de séjour, une cheminée ou un poêle – seule
concession au confort – assure le feu pendant les périodes de mauvais
temps.
Techniques de construction
La construction des cabanes s'effectue assez rapidement. Elle peut être
réalisée en une dizaine de jours par deux ou trois hommes disposant sur
place de tous les matériaux.
Il s'agit pour commencer, après avoir tracé au sol les contours de la
cabane, de monter une armature de poteaux de bois fichés profondément en
terre (17) et reliés horizontalement par
des perches clouées ou chevillées. Ensuite, à l'intérieur, sur la ligne
médiane, deux pièces de bois ou plusieurs perches assemblées en faisceau,
fixées verticalement au milieu des absides, reçoivent les perches faîtières.
Un asssemblage de contrefiches et d'aisseliers prévient un fléchissement
ou un affaissement latéral de la charpente.
Chacun des pieux verticaux du pourtour de la cabane est relié à la faîtière par
une perche. (18)
Le bois de cette carcasse ne peut pas être entièrement tiré des ressources
végétales de la région pauvre en baliveaux hauts et droits. Il provient en
grande partie de la récupération du bois flotté rejeté par la mer, de la
démolition de vieilles coques de bateaux ou de charpentes anciennes.
Les roseaux dont sont composées les parois, proviennent des étendues de
phragmites qui bordent les étangs. La recherche de roseaux d'un diamètre
convenable oblige quelquefois le constructeur à chercher sur d'autres
rives ce qu'il ne peut trouver localement.
Une fois coupés, les roseaux sont mis à sécher pendant une quinzaine de
jours ou plus, si le temps est trop humide. Ensuite ils sont liés avec de
la ficelle ou du fil de fer pour former des claies longues de plusieurs
mètres, et ayant plusieurs rangs d'épaisseurs.
Les parois extérieures sont édifiées avec ces claies en roseaux, hautes
d'environ 1 mètre, fixées sur l'armature en se superposant partiellement.
Ce recouvrement est accentué pour la toiture, du bas vers le haut. La
couverture est maintenue par de longues cannes ceinturant le toit et
posées en rangées espacées d'environ 1 mètre à la base du toit et se
rapprochant jusqu'au faîtage. Chaque toiture, selon son importance,
comporte 5 à 7 rangs de cannes que l'on consolide éventuellement par des
cerclages de corde ou de fil de fer.
(...) La durée de vie d'une cabane, selon le soin apporté à sa
construction et au remplacement périodique des claies usagées, varie de 18
à 25 ans. »
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Moins
spectaculaire, le type mono-absidial (pignon rectiligne à une extrémité, abside
et croupe à l'autre) apparaît principalement dans les cartes postales de
Marignane dans les Bouches-du-Rhône mais l'on sait qu'il a existé également sur
la côte roussillonnaise (19). Nous ne nous
attarderons pas sur la morphologie et l'architecture de ce type, déjà amplement
décrites dans la partie intitulée « Cabanes de pêcheurs à l'est de la Camargue »
de la section V de notre étude « L'évolution de la cabane camarguaise au XXe
siècle d'après des cartes postales et photos anciennes » (cf. note 1).
Il reste à aborder
le 3e type, celui de la cabane de plan rectangulaire (bâtière portée par deux
pignons et deux gouttereaux). D'après notre corpus de cartes postales, elle
est présente en plusieurs exemplaires sur le littoral du Roussillon et en un
seul exemplaire sur le littoral de l'Hérault. D'autres cabanes ayant un pignon
rectiligne restent inclassables car le pignon opposé est malheureusement caché à
la vue. Christian Lhuisset (cf supra) décrit ainsi le type :
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« La
cabane du rivage marin
Cette cabane conserve les caractères généraux et l'orientation attribués à
celle des étangs.
(...) La construction est sur plan rectangulaire : ses dimensions
avoisinent, en moyenne, celles des cabanes des étangs. À Saint-Cyprien
Plage, certaines atteignent 14 mètres de long, 7 mètres de large et 2,50
mètres de hauteur de mur, le faîtage étant à plus de 5 mètres.
Techniques de construction
Dans le montage, la disparition des deux absides simplifie le mode de
construction. Les deux montants verticaux, supports de la faîtière, se
placent à chaque extrémité contre les parois latérales, ce qui nécessite,
pour éviter un fléchissement éventuel, des supports intermédiaires placés
au centre, au tiers de la longueur pour de plus amples cabanes.
L'armature, pour ce type du bord de mer, [est] plus soignée et surtout
solide (...). Ainsi, les perches extérieures, support de la toiture, comme
celles de la charpente, sont plus nombreuses, les claies de couverture des
parois et du toit, dont l'épaisseur est augmentée, plus étroitement
maintenues par les lignes de cannes. La meilleure stabilité de l'ensemble
permet le percement d'une ou deux ouvertures en plus de la porte. La
cabane s'entoure d'une palissade délimitant une cour plantée d'arbres.
Contre cette clôture s'élèvent une ou deux constructions annexes, servant
de resserres à filets et de débarras. Une autre cabane prolonge, en
équerre, dans certains cas, le premier bâtiment.
À l'intérieur, le plan reste le même que celui de la cabane des étangs. »
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(16) Cette liste est susceptible
d'évoluer au gré des découvertes de nouvelles cartes postales.
(17) Ces piquets, hauts de 1 m 70 à 1 m 80, ont
leur partie enterrée qui est goudronnée. Deux piquets plus gros délimitent
l'emplacement et l'embrasure de la porte d'entrée. Cf Christian Jacquelin et
Agnès Rotschi, op. cit.
(18) Ces piquets sont reliés à leur sommet
par une ceinture de pannes sablières faite de perches horizontales. Cf Christian
Jacquelin et Agnès Rotschi, op. cit.
(19) Cf Christian Jacquelin et Agnès Rotschi,
op. cit.
BIBLIOGRAPHIE
Nous ne citerons ici que les livres, articles et sites
Internet que nous avons consultés pour la présente. Pour les autres titres, nous
renvoyons le lecteur à la liste compilée par Christian Jacquelin et Agnès
Rotschi.
Christian Lassure, L'évolution de la cabane camarguaise au XXe siècle d'après
des cartes postales et photos anciennes, site www.pierreseche.com, 8
juillet 2008 - 12 avril 2009, en part. section V, Cabanes et maisons de pêcheurs
en Camargue, 15 septembre 2008.
Marie-Sylvie Grandjouan, Le patrimoine rural en Languedoc-Roussillon ;
acquis et perspectives de travail, dans In Situ, No 5, décembre 2004.
Laure Gigou, Bruyas et Courbet, site Internet personnel
(http://pagesperso-orange.fr/laure.gigou/_private/histmus/22_histoire_musees.htm).
Christian Jacquelin et Agnès Rotschi, L'habitat en roseau traditionnel -
Les barraques de sanills des pêcheurs roussillonnais, Direction régionale des
affaires culturelles du Languedoc-Roussillon
(http://languedoc-roussillon.culture.gouv.fr/fr/0index/01actu/dossier_ethnologie/cabanes/)
Christian Lhuisset, L'architecture rurale en Languedoc, en Roussillon,
Les Provinciades, 1980
Maryse Lapergue, Au Bourdigou, sur la côte du Roussillon, la dernière
paillotte vient de mourir, dans Libération, 9 mai 1983.
Josyane Savigneau, Les derniers des Bordigueros, dans Le
Monde, Mercredi 31 août 1977.
Guy Oliver, L'habitat en roseaux sur la côte du Roussillon, dans Reflets du
Roussillon, No 65, 1969, pp. 28-32.
© Christian Lassure - CERAV
L’auteur :
Agrégé de l'université, professeur honoraire, Christian Lassure est
archéologue et ethnologue.
Références à citer / To be referenced as follows:
Christian Lassure, Les cabanes de roseaux du littoral
du Golfe du Lion à travers les cartes postales anciennes (The reed-built
huts of the shores of the Golfe du Lion as shown in old postcards)
L'architecture vernaculaire, tome 32-33 (2008-2009)
http://www.pierreseche.com/AV_2008_lassure_2.htm
6 août 2009 (August 6th, 2009)
sommaire tome 32-33 (2008-2009)
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